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Notre stratégie d’intervention

L’Association IDÉE-Afrique a opté pour une stratégie d’intervention adossée sur l’implication complémentaire :

  • des Populations (premiers acteurs et bénéficiaires de la décentralisation et du développement local) ;
  • de la Diaspora africaine (dont l’expertise et la contribution financière sont essentielles pour influencer l’adoption de nouveaux modèles de développement du continent) ; et
  • des Partenaires au développement (constituent une opportunité de mobilisation des ressources et compétences innovantes à travers la coopération décentralisée).

Consciente de ce que les ressources de l’Etat et celles générées par les Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) ne peuvent seules, contribuer au financement de la décentralisation et des projets de développement locaux.

1. Implication des populations (acteurs et bénéficiaires)

 Le véritable développement part des populations et des communautés à la base, une fois qu’elles prennent conscience de leur situation, de leurs besoins, de leurs challenges, et de la nécessité d’y apporter des réponses à partir de leurs propres moyens. Acteurs et bénéficiaires des projets de développement locaux, inscrits dans les Plans Communaux de Développement (PCD) des communes ; l’Association IDÉE-Afrique accompagne ces populations dans la réalisation de ces projets. Leur réussite passe par leur implication aussi bien dans les phases d’identification que de mise en œuvre, dans une démarche participative.

2. Implication de la diaspora (6e région de l’Afrique selon l’UA)

 L’Afrique bénéficie d’importants transferts financiers de sa diaspora. C’est pourquoi celle-ci doit logiquement participer à l’élaboration des stratégies de développement du continent. Cette influence financière substantielle de la diaspora africaine doit orienter l’élaboration de nouveaux modèles de développement du continent différents de ceux édictés par les partenaires au développement. D’ailleurs, selon une étude conduite par la Banque africaine de développement (BAD) sur les flux internationaux, il semblerait que les envois de fonds de la diaspora soient plus stables que les autres flux de capitaux, et le transfert de fonds aux ménages a un effet multiplicateur, ce qui jette les bases d’une lutte efficace contre la pauvreté. Pour le cas spécifique du Cameroun, le montant des envois de fonds déclarés que reçoit le pays de sa diaspora (près de 148 millions de dollars en 2010) est nettement supérieur au montant des flux de l’aide publique au développement. Ce montant représente plus de 0,7 % du PIB du Cameroun. C’est pourquoi AIA pense impliquer la diaspora dans le financement du développement local.

3. Implication des partenaires au développement (coopération décentralisée)

 L’implication des partenaires au développement se fait notamment à travers le renforcement de la coopération décentralisée. Celle-ci désigne toutes « les opérations de coopération mises en œuvre directement ou sous leur impulsion, ou avec leur soutien par des collectivités territoriales ». Il s’agit entre autres de  l’établissement de relations d’amitié ou de jumelage entre des collectivités territoriales camerounaises et étrangères, d’actions de promotion à l’étranger, d’aide au développement de collectivités et d’assistance technique reçue de certains pays étrangers, d’action humanitaire, etc. Il apparait de plus en plus qu’il y a une volonté clairement affichée des citoyens du Nord de s’impliquer dans des actions caritatives et de solidarité en faveur des pays du Sud à travers le tissu associatif. C’est une opportunité que l’AIA explore dans la perspective de la mobilisation des ressources additionnelles et alternatives en vue du financement de la décentralisation au Cameroun.