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Champ d’action

L’Association IDÉE-Afrique a ciblé six (6) domaines d’activités prioritaires inspirés :

  • du Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE) de la République du Cameroun ;
  • de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine (UA) ;
  • des Objectifs de Développement Durable (ODD) du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Ces domaines d’activités constituent les axes d’intervention de l’Association. Les projets mis en œuvre le sont sur la base de ces différentes thématiques.

1. Entrepreneuriat agro-pastoral (agriculture et élevage biologiques)

Nous soutenons l’entrepreneuriat agropastoral, car il est devenu pour le Cameroun et l’Afrique (Agenda 2063), un enjeu majeur pour la réduction  de  la  pauvreté,  la préservation de la cohésion et la paix sociale. Dans le cadre du programme entreprenariat agropastoral, l’Association IDEE-Afrique accompagne les populations cibles (petits producteurs), afin qu’elles puissent mettre sur pied des entreprises pérennes, respectueuses de l’homme et de l’environnement (agriculture et élevages biologiques). Car, pour le Cameroun à titre d’exemple, le secteur primaire, notamment l’agriculture, l’élevage, la pêche et l’artisanat seront le socle sur lequel se bâtira l’émergence à l’horizon 2035. A terme, l’entrepreneur agropastoral devra donc être capable de conduire des exploitations de taille économique significative, combinant souvent plusieurs productions, et employant de la main d’œuvre salariée.

 

2. Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) et économie numérique 

Nous soutenons la promotion et le développement des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), car le 21e siècle est maqué par le passage à une société et une économie fondées sur l’immatériel. Les besoins numériques des consommateurs et des citoyens sont à l’origine de la transformation des organisations commerciales et gouvernementales partout dans le monde. Comme instruments au service du développement, les TIC donnent aux pays africains, la possibilité d’une plus grande intégration économique, commerciale et culturelle dans le monde. Et l’Union Africaine pense que l’augmentation des investissements dans les TIC et la promotion de l’économie  numérique contribueront comme d’autres secteurs à forte valeur ajoutée, à soutenir la croissance  accélérée  de  l’Afrique à l’horizon 2063. Le Gouvernement camerounais quant à lui, a adopté une politique du numérique et promulgué la « Loi 2013-13 relative aux communications électroniques au Cameroun ». Le plan stratégique « Cameroun numérique à l’horizon 2020 » devrait porter la contribution annuelle moyenne du secteur à 300 milliards F CFA au titre d’impôts et taxes.

3. Culture, tourisme durable et solidaire 

Nous soutenons la promotion de la culture, et le tourisme durable qui est l’un des nombreux combats de l’Afrique. Il s’agit d’attirer des touristes en protégeant ses ressources naturelles. C’est une approche responsable, durable et solidaire que les pays africains doivent adopter et intégrer dans leur politique de promotion du tourisme et de la culture. Ce n’est plus une option mais une nécessité afin d’accompagner le continent dans son développement durable et la protection de l’environnement. Or, selon l’OMT (Organisation Mondiale du Tourisme), il existe un grand potentiel pour faire en sorte que le tourisme puisse contribuer au commerce et au développement de l’Afrique tout en participant aux Objectifs de Développement Durable (ODD), dont l’un des axes majeurs vise à réduire de moitié l’extrême pauvreté d’ici 2015. A titre d’illustration, l’Afrique est l’une des régions du monde qui a connu la plus forte croissance au cours des dernières années. De 2000 à 2005, les arrivées de touristes internationaux en Afrique sont passées de 28 à 40 millions en 2005.

Par ailleurs, nous pensons qu’il est important de réinventer un modèle de développement en adéquation avec les valeurs culturelles de l’Afrique. Et ce d’autant plus que, reconnait l’Union africaine, « l’Afrique,  en  tant  que  berceau  de  la  civilisation  humaine,  est  dépositaire  du patrimoine culturel qui a énormément contribué au progrès humain ». C’est pourquoi, il est important pour les Africains, la diaspora et les afro-descendants de contribuer à doter l’Afrique d’une  identité,  de  valeurs  et  d’une  éthique,  culturelles  en  tant  que  facteur important  de  sa renaissance sur la scène mondiale.

4. Entrepreneuriat et autonomisation des jeunes et des femmes

Nous soutenons l’autonomisation économique des jeunes et femmes via l’entrepreneuriat. En effet, alors que la population de l’Afrique dépasserait le milliard d’habitants avec plus de 60% de jeunes (femmes et hommes) âgés de moins de 35 ans (ONU) ; les femmes qui représentent 70% des plus pauvres du monde quant à elles, effectuent 66% du travail mondial et produisent 50% de la nourriture mondiale (ONU Femmes). L’investissement dans l’autonomisation économique des femmes est la voie la plus sûre vers l’égalité des sexes, l’éradication de la pauvreté et une croissance économique inclusive. Et l’investissement sur la jeunesse africaine, offre de solides possibilités d’innovation et d’accélération de la croissance économique sur le continent. A condition que par millions, les Africains soient formés, instruits  et  qualifiés, avec  un  accent  particulier sur  la  science,  la technologie, la recherche et l’innovation, ainsi que la formation professionnelle, dans tous les secteurs. L’autonomisation des jeunes et des femmes sont d’ailleurs des aspirations essentielles de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

5. Santé, protection et préservation de l’environnement 

Nous soutenons toutes les réflexions et accompagnons la mise en œuvre des actions en rapport avec la santé, la protection et la préservation de l’environnement. Car, force est de reconnaitre que depuis le Sommet de la terre de Rio de Janeiro en 1992 au Brésil, la question du développement et notamment celui des pays du Sud ne peut plus être dissociée des enjeux liés à l’environnement. Or, les enjeux environnementaux en Afrique sont énormes (gestion des déchets, surexploitation des ressources naturelles ressources diverses notamment minières, pétrolières, gazières, forestières et agro-pastorales, etc.) et impactent sur la santé des populations. Il y a donc urgence à maintenir des écosystèmes sains, préserver l’environnement naturel de l’Afrique en tant que plus grande réserve restante d’eaux cristallines, de forêts anciennes et de terres dans le monde (Agenda 2063). Sur le plan purement de la santé, la Vision de l’Union africaine, c’est d’encourager la création des établissements  et  des infrastructures  de  santé  intégrés  et complets  pour  offrir  des  services  disponibles,  accessibles, abordables, acceptables et de qualité.

6. Décentralisation et Communication pour le développement

Pour accompagner le processus de décentralisation, nous soutenons la Communication pour le développement, entendue comme l’emploi des moyens de communication dans le but d’améliorer les conditions de vie et de travail des populations (Nora Québral). Il s’agit de l’utilisation de la communication dans une perspective de développement socio-économique, c’est-à-dire la diffusion d’informations et d’innovations qui permettraient au public d’avoir accès à l’éducation et à de meilleures conditions de vie (Everett Rogers). En Afrique et notamment au niveau des communautés de base, la communication pour le développement, considérée comme un processus d’échange d’informations, de connaissances et d’expériences devant contribuer à résoudre un problème de développement ou à améliorer la qualité du développement humain d’un groupe cible spécifique ; est une nécessité absolue, notamment à l’ère de la décentralisation.

La décentralisation se présente aujourd’hui comme une évidence généralisée dans la plupart des pays dans le monde et notamment en Afrique. L’action de l’AIA au niveau des CTD de base doit contribuer à bâtir des établissements humains décents, notamment en zone rurale en facilitant leur accès aux services sociaux de base (eau, assainissement et hygiène, énergie, santé, etc.) et en contribuant à y créer des emplois/richesses.

Pour l’Association IDÉE-Afrique, il s’agit des domaines d’activités à fort impact direct sur le développement local, l’amélioration des conditions et la qualité de vie des populations à la base.

Sur la base de ces axes stratégiques, l’Association IDÉE-Afrique a mis en place le Concept « Village Communautaire Intégré » (VCI) qui est une approche originale d’appui au développement intégré et endogène des communautés locales africaines à travers la promotion de la gouvernance locale, la facilitation de l’accès aux services sociaux de base et la création des richesses.